Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Affiche

  • Le mot share si cher à Facebook et Twitter repris par la publicité

     

    nikon, sprint, share, athlétisme, affiche publicitaire, coca-cola, affiche, share, publicité

    Share (partager) se fait une place dans la publicité. Ce mot omniprésent dans les médias sociaux est repéré puis récupéré par la publicité.

    Schéma classique du publicitaire qui reprend tout ce qui fait vibrer les cordes vocales des gens et ce qu'ils ont le plus emmagasiné dans leur citron. C'est tout sauf pétant d'originalité de reprendre des lieux communs ou des phrases du moment mais c'est une sécurité pour être compris par le plus de monde - ou plutôt d'abrutis - possible.  

    Share ! SHARE !!!

    Dans le cas de Nikon, il s'agit de partager des photos avec ses amis. Coca-Cola l'utilise aussi pour son idée de personnalisation des bouteilles par un prénom choisi par les clients.

     Tu montres tes photos, tu partages pas un repas. Le partage c'est se séparer d'un bien ou de son utilisation pour en faire bénéficier autrui. C'est également  partager du temps avec l'autre. L'idée est que ça coûte quelque chose à celui qui partage. C'est un geste altruiste ou de reconnaissance envers autrui. 

    Le récupérage de ce fameux mot share part de Facebook et twitter mais est-ce du partage ?

    L'idée de partage est bien loin de coller à facebook ou twitter. Je trouve que le mot show conviendrait mieux au bouton share des réseaux sociaux. Les gens s'affichent avec des stars et diffusent la photo quand c'est pas leur dernier chat ou achat. Ca dévoile sa bouteille de champagne commandée dans un lieu hype ou son nouveau barbecue à trois étages ou son dernier gadget high-tech ou sa Porsche Cayenne pour montrer qu'ils sont "bankable". Les starlettes et les poufiasses dévoilent leurs courbes pour dire qu'elles sont "fuckable".  

    Nous sommes bien loin de l'idée de partage, nous sommes à la limite dans un échange de photo contre commentaire qui n'a que pour but de flatter son ego.

    Les réseaux sociaux ont  rendu possible cet egotrip.  Tout le monde est devenu son AFP ou son attaché de presse. Parler de share n'a aucun sens.

    Ces publicités inspirées par le champ lexical des réseaux sociaux a de quoi faire sourire dans la société actuelle où le mot partage est tombé au champ de bataille.

    C'est tout le culot de ce monde où l'on voit fleurir le mot share partout alors que dans les faits et les dires, le sens du bien commun est atomisé chaque jour. 

  • Quoi de neuf chez les hélvètes ?

    Que se passe t-il du côté de la com' en suisse ces derniers mois ? Quelles étaient les créations communiquantes qui valaient la peine d'être vues ?

    Je retiens deux actions qui ont du sens, deux cas éloignés des briefs  desagences de com'. Ca change des publicité et autres actions marketing claustrales.

    L'espace publicitaire est ouvert à tous, je l'apprécie d'autant plus quand il est utilisé en hors de sa fonction marchande. 

    N'est-ce pas lorsqu'elle est utilisée pour sensibiliser les gens face à une discrimination, une entrave à la dignité humaine ou au bon fonctionnement de la société, qu'une publicité est la plus percutante ? Moi je trouve que c'est dans ces situations qu'elle a le plus d'allure.

    Commençons par l'affiche d'un syndicat puis nous passerons par une opération de sensibilisation à une problématique d'une association. De l'ambient marketing à la sauce associative.

    Les annonceurs de l'affiche ci-dessous est un syndicat appuyé de ses alliés. Elle cible les Transports publics de la région lausannoise (en suisse ) qui ont mis le responsable d'un syndicat à "l'amende" en lui infligeant un blâme, en le menacant d'un licenciement et, cerise sur le gâteau, en lui retirant l'augmentation doit il avait droit. Siimplement parce qu'il avait été un peu trop actif au goût de certain... 

    A l'aide de quelque panneaux (ou un seul ?) publicitaires dans la ville, le syndicat a ainsi rappelé aux TL (transport public lausannois) son bon droit,  sa place dans la vie d'une cité, et du même coup interpellé le citoyen face à cette tentative d'intimidation (pour ne pas dire d'étranglement d'un syndicat) et surtout d'une flagrante atteinte à la liberté d'expression. 

    TL, lausanne, transports publics de lausanne, syndicats, conflit, liberté d'expression,

    Photo provenant de cet article : http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/differend-syndical-mue-conflit-politique-2011-07-28

    J'espère que l'affaire s'est arrangée pour cet homme qui ne faisait que participer à l'équilibre des forces démocratiques dans ce pays.

     

    Autre communication loin des agences de com',  réalisée par une association de Maison de quartier la SURVAP (le quartier des Pâquis à Genève). Cette association voulait sensibiliser le quidam aux problèmes du logement. Les photos proviennent du blog http://paquis.blog.tdg.ch/

     

    guerilla marketing, association, logement, speculation

    expulsion. spéculation, problème de logement, genève ,pâquis

    spéculation, logement, survap, genève, operation communication,

    expulsion. logement, spéculation

    expulsion geante, monopoly

    speculation immobilière, operation communication

  • Publicités bêtes à manger du foin

    L'incompréhension. Deux pub qui sentent l'inachevé. Comme si une prof avait ramassé les copies en plein milieu d'un examen. 

    Swiss Life qui organise un concours de phrase à double sens. Une campagne d'affichage invitait les gens à poster leur trouvaille sur le site web de la firme.

    Seulement le concept de cette compagnie d'assurance est erroné. Il ne s'agit pas de phrase à double sens mais tout simplement de deux phrases . A moins que je me trompe, en tout cas  le résultat valait son litron de vomi.

    Hélas je n'ai pas d'image de ces affiches. Par contre, j'ai un exemple provenant de leur site internet qui fait l'affaire, dans le sens où il représente bien le genre de phrases qui polluaient l'atmosphère publicitaire de nos rues suisses.

    Je n'aime pas les enfants sont toute ma vie     

    Mais bien sûr !!! C'est suisse-allemantesque cette publicité !

    swisslife, affiche, concours, pub, phrase à double sens

    La deuxième publicité à peine compréhensible est l'oeuvre de la marque Ben & Jerry's. Tout  commence bien puis ça finit comme une désincarcération avec pour résultat une morte : la compréhension.  Pourtant on sentait bien chez le concepteur-rédacteur le fumet d'une volonté de créer un effet, mais c'est raté. 

    ben & Jerry, publicité, suisse, glace, râtée,

     

    La vie n'est pas toujours fair -

    mais Ben & Jerry's l'est.

    Non, non mais là on n'a pas envie de remplacer le mot fair par équitable tellement c'est nul, parce qu'en français cette phrase est vide de sens. 

    Ce mauvais mélange de français et d'anglais c'est répugnant. Je suis pour une peine de Grison ce canton où l'on finit par s'emmerder. Faut les envoyer à cet endroit et forcer ces pubards à casser leurs cailloux de crack