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  • Point de vue décalé sur quatre vidéos virales

    MacDonald’s c’est le symbole de notre société, un film à l’accéléré avec du speed-dating, du fast-food, du tweeter, on est même passé du badminton au speedminton. Bref, la fast-life, c’est l’art de lire en diagonale, d’écouter d’une oreille et de zapper.

    Une vie rapide où l’on ne prend plus le temps de savourer les choses. Tu vas au fast-food trop souvent et bien tu mérites une courte vie. Il faut pas confondre vivre vite et vivre intensément.

    Il y a des personnes comme les militaires qui meurent les armes à la main et d’autres comme des boxeurs malchanceux, les gants à la main et puis il y a d’autres décès moins romanesque s comme les accros au MacDonald’s qui meurent bedonnants, tenant un Big Mac cuit à point.

    Deux petits bun’s au sésame avec sa garniture médiane malsaine par jour et c’est le sésame pour vous ouvrir à la fois les tiroirs de la morgue et les portes de Saint-Pierre.

    C’est du José Bové mon speech ?

    Les MacDonaldsiens, sachez que pendant que vous débarrassiez votre plateau MacDo comme des moutons, lui, il se faisait déloger de son plateau du Larzac, pendant que vous vous bouchiez les artères, lui, il se démenait pour trouver des débouchés pour la terre. Quand la bouffe de MacDonald’s se sera débarrassée de vous, vos potes à l’enterrement pourront dire « on lui avait pourtant dit que fréquenter le McDo, c’était malsain ». Tous vos petits camarades qui avaient fêté vos 10 ans au McDonald’s  regretteront amèrement que les enterrements ne soient pas aussi pris en charge par McDo.

    Un enterrement à la McDo, vite fait, c’est idéal pour un type comme vous qui se sera tué à la tâche de gras. Par contre, quand Saint-Pierre rappellera José Bové, il ne finira peut-être pas dans la poubelle de l’histoire, son combat finira peut-être noir sur blanc dans de beaux ouvrages.

    Après une mise en terre et une digestion par des asticots de votre corps farci au fast-food , McDonaladsien, vous laisserez peut-être un fils ou une fille éplorée. José partira aussi mais à un âge respectable et hors de votre portée. Il rejoindra cette terre aimée et le travail de cette dernière qu’il a tant défendu. Votre fils ou votre fille grandira sans son père et se souviendra avec peine de vos dimanche au McDo, pensant que c’était le bonheur alors c’était le début d'une descente aux enfers dans la malbouffe.

    Une vie de M version logo MacDonald’s avec des orphelins attristés, atterrés, que les petites boîtes de la Fondation de Ronald, posées devant les caisses, nous rappellent qu’il faut les aider pour qu’ils continuent à acquérir des Happy Meal car papa est plus là pour payer.

    Loin des presses chauffante qui cuisent la viande congelée de MacDo, au coeur des entrailles de la terre, poussera une graine que José Bové avait planté avant sa mort et qui deviendra un jour un pommier. Des années plus tard, le hasard voudra qu’une de ses pommes finissent dans le casse-croûte de votre fils orphelin si content de pique-niquer dans des verts pâturages façonnés par des hommes comme José Bové.


    J’ai cru à une vidéo didactique d’un instructeur de Greenpeace de la branche radicale qui montrait comment économiser de l’eau, en faisant sa toilette du visage dans la cuvette. En fait cette vidéo pourrait s’intituler comment réussir une visite surprise de la mafia.


    Encore une excellente vidéo de Greenpeace qui choisit un gros gabarit, cette fois le plus gros réseau social du monde pour le mettre au tapis de manière nette et précise. Chaque vidéo de Greenpeace fait très mal, il n’y a rien à faire des ces cas-là, à part attendre allongé que la douleur du nerf médiatique passe.

    Bon l'impact de cette vidéo est moins fort à mon avis que les précédentes. En plus les acteurs d'internet qui utilisent Facebook se braquent dès qu'on s'attaque à un de leur joujou.

     

    J’aime pas cette vidéo, le début est amusant avec l’ampoule qui s’allume grâce à l’électricité statique mais après c’est du grand guignolesque. Si cette vidéo virale électrise les foules il y a de quoi s’inquiéter de la santé de notre société.



    Laurent Opoix

     

  • Le réseau social aux dents longues

    Rue-Tourne-broche-Beauvais.jpgLes réseaux sociaux éclosent un peu partout. Les réussites de sites tels que Facebook (décrié), Myspace et Twitter attisent les appétits financiers. Sur Internet, il y a quelques règles de bienséance mais qui ne sont pas toujours respectées par les orpailleurs du net.  Un site qui me coupe l’appétit, c’est iTaste. Créé en Suisse, ce réseau social francophone est spécialisé dans la notation de restaurants.

    La première chose que je reproche à iTaste, c’est de ne pas avoir de bouton pour se désinscrire. Un tel bouton est présent dans tout réseau social digne de ce nom. Il n’est pas acceptable qu’il faille envoyer un mail aux responsables pour quémander une désinscription ! D’autant plus, qu’on est forcément obligé de s’inscrire pour tester le réseau, il est donc correct de laisser l’internaute se désinscrire s’il n’est pas satisfait ; c’est la norme acceptable.

    Je pense que c’est une volonté délibérée de leur part de ne pas donner d’accès à une porte de sortie aux internautes. C’est une manœuvre qui s’avère utile quand, devant les créanciers, il faut présenter l’évolution en terme d’inscription. Un joli graphique sur Powerpoint, accompagné d’un speech sur un nombre faussé d’inscrits et l’entourloupe est jouée !

    Le site se positionne comme étant objectif

    Objectif car, selon eux, les internautes doivent s’inscrire en donnant un nom et un prénom. L’argument est fort de café ! Je peux parfaitement choisir un prénom et un nom imaginaire. Deuxième remarque, des personnes sous leur vrai nom peuvent mettre des notes excellentes pour leur pote restaurateur, on n’en saura strictement rien et le résultat sera biaisé !

    Noter des professionnels

    Ce qui est dérangeant, ce n’est pas le fait d’émettre des critiques mais d’attribuer des notes. Je pense que tout le monde n’est pas apte à mettre des notes sous forme de chiffres. Faire une moyenne avec les notes des internautes qui ne sont pas formés à cela, c’est un peu loufoque. Certains ne savent pas réaliser une purée et se permettent de juger des professionnels … Noter demande un solide bagage culinaire sous forme d’expériences variées et pertinentes dans des restaurants. Noter signifie placer quelqu’un sur une échelle. Si vous ne savez pas où se trouve le haut et le bas ainsi que les « barreaux » de l’échelle autant aller au café du commerce débiter des âneries.

    Précisons qu’iTaste n’est pas seul sur Internet à faire des notations de professionnels sous forme de chiffres, il existe d’autres sites concernant d’autres métiers. Je parlerai de deux de ces sites dans un futur billet. 

    L’équipe de iTaste met des notes.

    Dans un premier temps, ce n’était pas précisé que des membres de l’équipe d’iTaste s’adonnaient à la notation. Suite à l’émission « A bon entendeur » de la TSR, ils ont fait un petit pas en arrière sous forme de pirouette en expliquant que désormais ce serait précisé. Ils n’ont rien compris ! C’est précisément le fait que des salariés notent qui n’est pas éthique. On ne peut pas être à la fois être arbitre et joueur. Je dis cela car une partie de leurs revenus vient des restaurateurs.

    Les restaurateurs, comme source de revenus

    iTaste se rémunère en demandant 1'000 à 1'400 francs suisses (747 à 1'046 euros) à un restaurant. (source : TSR émission « A bon entendeur ») Pour cette somme, le restaurant ne peut même pas maîtriser son image, c’est-à-dire la page du restaurant sur iTaste

    L’internaute peut continuer à mettre des photos mal prises de ton restaurant même avec tes mille francs payés, tu ne peux pas en mettre d’autres d’une qualité supérieure.

    La contrepartie des 1'000 francs, c’est que le restaurateur peut entrer en communication avec les iTasteurs à l’aide de l’adresse mail du fan ou du détracteur du restaurant.

    Cependant, les adresses-mail ne servent à rien pour un restaurant. Il existe d’autres moyens plus simples qui ne nécessitent pas autant de temps et d’argent à perdre.

    Il est hallucinant de constater que le restaurateur qui paie n’a aucun droit sur la maîtrise de son image, c’est-à-dire éditer sa page avec photos, présentation et renseignements.

    Si tu n’as pas la maîtrise minimum de ton image, tu ne paies pas, c’est une question de bon sens. En plus, si t’es bien noté, cela ne sert à rien puisque de toute façon ton restaurant apparaît dans leur page.

    Les points

    Un système de points règne à l’intérieur de ce réseau social. Plus tu en fais, plus tu accumules des points. Les points sont ensuite convertibles en divers cadeaux comme un tablier de cuisine, etc..

    Leur hantise c’est que les gens ne viennent que pour voir les notes et restent passifs. Le but est de rendre le site plus vivant. C’est pas bête en soi mais si tu es obligé d’agiter sans cesse des carottes pour que ça bouge, c’est que ton site est moins intéressant qu’il n’y paraît.

    L’achat de points

    Ce que je trouve fumant, c’est de permettre aux iTasteurs d’acheter des points. Le raccourci c’est tellement mieux !

    Le concept de payer pour avoir des points, c’est le même que dans les jeux associés à Facebook comme Farmville. Dans ce jeu de fermier, si tu n’as pas la patience et que tu veux un tracteur et planter des semences onéreuses de suite, tu sors ta carte de crédit.

    Dans un jeu comme Farmville, ça ne dérange pas.

    Mais, au sein même d’une jauge sociale de points comme dans iTaste, je trouve cela déplacé. C’est un peu comme si on pouvait acheter un diplôme universitaire dans la vie réelle. Tu peux acheter des points comme ça tu passes pour être actif alors qu’en réalité tu lézardes ! L’idée de faire monter ton influence de manière pécuniaire est plus que discutable.

    Un bon gisement

    iTaste est un bon créneau car tout le monde va au restaurant et le nombre de restaurants est astronomique. Le nombre de restaurants commerciaux en  France est de minimum 100'000, si iTaste arrive à en convaincre seulement 1 %, ce qui correspond à 1'000 restaurants, les gains seraient de 1 millions à 1 million quatre cent mille francs. (747'551 euros à 1'046'572 euros)

    Sans compter les 67'000 bars qui peuplent la France, sans compter le nombre de restaurant en Suisse et en Belgique et des autres revenus qui proviennent des iTasteurs et du club VIP du site. 

    J’imagine les responsables de iTaste qui viennent manger dans un resto comme ils le font parfois pour démarcher. Le guindé d’iTaste bon chic bon geek demandant à voir le chef cuisiner ou le restaurateur. Le vlà ! C’est le moment de le complimenter sur ses plats, de plaisanter puis embrayer sur un speech foireux et puis finir par lâcher le prix.

    J’imagine bien, comme certains restaurateurs doivent changer de tête en leur demandant si c’est une blague, puis voyant que non, les renvoyer péter illico dans leur soie !

    Moi j’ai trop de respect pour ce métier.  Leur prendre mille francs minimum en leur disant vous ferez du e-mailing et marketing, etc.. Je trouve ça désolant.

    Un restaurateur et/ou cuisinier et tous ceux qui participent à un restaurant triment chaque jour très dur. C’est un métier passionnant mais exigeant avec des horaires qui ne font pas bon ménage avec une vie de famille. C’est un métier difficile. Alors quand je vois des webocrates qui instaurent une sorte de « dîme » sur les restaurants, j’ai envie de montrer mon désaccord.

    Les golden-geek sont en train de passer l’air de rien du pop-up au hold-up.

  • Le livre pour s’initier au marketing

    Lorsque l’on veut se plonger dans un domaine pour en comprendre les grandes lignes, on recherche un livre pas trop gros ni trop résumé et avec un langage épuré de tous les termes incompréhensibles pour les néophytes. Le livre « le marketing expliqué à ma mère » est le livre de la situation.

    livreinitiermarketing.jpg

    L’ouvrage permet de découvrir le marketing avec des exemples qui nous parle à tous. Il est écrit de manière à ce que la personne comprenne le plus aisément possible.

    Il se lit d’une traite sans qu’on croche sur des termes ou des phrases d’aficionado qui veut étaler sa science et la rendre un poil difficile, histoire de montrer son mérite d’avoir potassé pendant des années.

    L'écrit vulgarisé sur le marketing de Morald Chibout est le meilleur livre à ma connaissance pour se familiariser avec le marketing. Si j’étais un débutant, c'est à l'aide de ce livre que je commencerai ma découverte du domaine.

    Le livre est sorti en 2007. Il faut le commander ou voir, s’il se trouve dans la bibliothèque de votre commune.

     

    Laurent Opoix