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conférence

  • Conférence sur le site QoQa.ch

    Les conférences font partie de mes petits plaisirs. Je préfère une bonne conférence à un apéro. Lundi 28 février, je me trouvais donc à la conférence d’expertise-vente.ch concernant le site qoqa.ch avec comme orateur son fondateur Pascal Meyer.

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    La naissance

    Arrive donc Mister Qoqa comme il se surnomme. Il démarre la conf’ avec un entrain rare devant un parterre attentif de gens du marketing, de la vente et de la pub. Il nous explique que son site est né à la suite d’un pari avec un de ses profs, il s’est pris au jeu et ça a marché et vendu.

    L'inspiration

    Qoqa vient d’un nom de domaine qu’il détenait déjà avant de créer ce site. Le concept lui est venu d’un site américain. Il l’a légèrement assaisonné à sa sauce.

    Le concept

    Le principe du site est de vendre un objet par jour en grande quantité à un prix très bas. On n’a pas besoin d’avoir ouvert un compte pour voir la page d’accueil avec l’objet au menu du jour.

    Ce qui fait la Qoqa touch

    Le franc-parler, la manière de présenter son idée font voler en éclat le côté morne et austère qui règne dans l’organisation des entreprises. Il explique que ce qui les différencie vient du côté décalé de son team. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire les descriptifs du produit.  C’est fait avec une totale décontraction sans convention d’écriture stérilisante. Une jauge montre l’état du stock, bon stimulant à ne pas hésiter trop longtemps.

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    Le stockage

    L’entreprise dispose d’un entrepôt de 600m2, les objets transitent par-là, sauf certains produits comme les écrans plats. Le chiffre d’affaire réalisé, si je me souviens bien, se monte aux alentours d'une dizaine de millions de francs suisse.

     Se faire connaître

    Qoqa ne fait pas de pub mais ils font parler d’eux dans la presse par des coups d’éclats, par exemple, en vendant des I-Phone avant la sortie officielle ou alors plus récemment en mettant en vente des voitures Mini Austin avec un rabais de 30% ! Du coup les garagistes ont crié au loup et la presse a relayé ce coup de marketing. Sur ce genre d’opération le but n’était pas de gagner de l’argent mais de faire parler d’eux.

    Ils utilisent les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter malgré la réticence au début de son fondateur qui s’est finalement laissé convaincre par son team. J’ai remarqué qu’ils avaient également un forum sur le net et que le boss présentait certains objet à la vente.Depuis, il pense que Facebook est un bon outil pour sa boîte.

    Il nous explique qu’il existe en France un Qoqa.fr, géré par une équipe française mais que ça marche moins bien qu’en Suisse. A mon avis la concurrence est plus rude en France et comme il le dit, Qoqa repose sur la personnalité de son fondateur. Une majorité de ses clients sont des hommes, je ne me rappelle plus du pourcentage exact.

    La concurrence

    Il la voit arriver mais dit qu’il ne peut rien faire contre, que le danger vient notamment des sites de couponing qui disposent de moyens importants et aussi, mais à moindre échelle, des   sites de ventes privée comme e-boutic, etc… Par contre les sites imitant le sien n’ont pas duré longtemps.

    Les déclinaisons

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    Qoqa a un jour vendu du vin et ça a bien marché, ce qui les a décidé à créer un site à part de vente de vin : Qwine. Ce dernier s’est offert les services d’un œnologue. Philipe Meyer nous apprend (à ceux qui ne connaissaient pas sa boîte comme moi) l’existence de Qtshirt qui vend des… t-shirt (je trouve que les t-shirts sont horribles)

    Questions à flinguer son diplôme

    Arrive le tour des questions, un homme demande si un jour ils vendront plusieurs objets en même temps ?Le fondateur est sonné par une question pareille venant d’un type sûrement bien équipé en terme de diplôme, il répond en gros que ça tuerait le concept on ressemblerait à un quelconque site de e-commerce. 

    Le type méritait qu’on lui retire son diplôme sur le champ !

    Mais un deuxième costard cravaté pose une question intéressée à défaut d’être intéressante " - est-ce que vous allez faire appel à des capitaux ?"

    Il répond à peu près ceci  "- A vrai dire des gens nous ont contactés mais ça ne nous intéresse pas nous voulons garder le contrôle, garder notre esprit et de toute façon ces personnes ont le désir de venir deux ans et de retirer leurs billes. Alors désolé, si vous êtes un financier, si quelqu’un vient nous voir pour cela, nous coupons court à la conversation…"

    Héhé…dans ma tête je jubile, l’investisseur à la noix peut ravaler sa question en suppositoire.

    Funky business

    La conférence était très bien organisée. Pascal Meyer fait son business avec fun et je trouve ça admirable, ça me fait penser au livre Funky Business de Kjell Nordström et Jonas Riddersträle sorti en 1999.

    Une phrase du livre dit ceci « La hiérarchie est une organisation dont le visage est tourné vers le PDG est le cul vers le consommateur » ou « la normalité ne mène à rien ».

    Le système organisationnel traditionnel tue la créativité.

    Par sa funky attitude, son entreprise cartonne et se démarque. Chapeau bas Mr. Qoqa alias Pascal Meyer.

     Laurent Opoix