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Livre lus

  • Quand la guérilla publicitaire se livre

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    Pas sûr que Che Guevara serait parti la fleur au fusil en lisant ce livre. Qui sait ? Il aurait peut-être rejoint les rangs publicitaires, c'est quand même moins dangereux de faire la "guerre" aux consommateurs. 

    Le livre nous présente une sélection de campagnes à travers le monde. La particularité de la guérilla publicitaire est d'utiliser des supports non traditionnels ou d'utiliser les supports classiques d'une manière inédite.

    Pour mieux capter l'esprit du livre et vous faire une idée du contenu du livre, voici des extraits :

    Aux Etats-Unis, l'entreprise Glide fait connaître de manière originale son fil dentaire capable d'enlever les cochonneries coincées entre les dents.

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    En Espagne, une idée complètement géniale, destinée à faire connaître un casino, s'est fait remarquée.  Les badauds pouvaient gagner 80'000 euros, s'ils arrivaient à photographier trois voitures de la même couleur dans les trois cases prévues à cet effet. 

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    En Angleterre, une opération de sécurité routière tente de nous sensibiliser sur les conséquences d'une conduite en état d'ivresse. L'idée était de retranscrire en un coup d'oeil, l'isolement et la stygmatisation des fautifs. Pour la première de cette opération, un conducteur véritablement condamné, est resté sous un verre de bière. Par la suite, un acteur a pris le relais de la tournée de cette communication dans différentes villes anglaises.

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  • Quand un de ses billets apparaît dans un livre

    Vous avouerez qu'il est plutôt rare qu'un de nos articles de blog apparaissent dans un livre et pourtant, c'est ce qui m'est arrivé. 

    En effet, un de mes entretiens (libre de droit) est réapparu sur deux pages d'un livre en vente dans  les FNAC et toutes les bonnes librairies de Suisse romande. 

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    Photo : le livre de Luc Chessex (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

     Mon interlocuteur était un jeune entrepreneur français qui a crée sa marque à Lausanne. 

    A l'époque, l'idée m'était venue  d'aller à la rencontre  de jeunes entrepreneurs au parcours atypique et aux horizons différents. Des combatifs qui, par leur talent et l'envie d'entreprendre, ont surmonté les difficultés.  

    Pour en revenir à mon article, mon intention était de faire un entretien loin des sentiers classiques des "tours opérateurs" journalistiques. J'ai abordé des problématiques que la plupart des médias traditionnels suisses n'aborderont jamais lors d'une interview avec un entrepreneur. Mais tout le mérite revient à mon interviewé : Luc, le fondateur de la marque I am shÿ qui avait des choses intéressantes à dire. C'est quelqu'un de vrai et de respectable. Son punch et son parcours sont admirables ! En plus, il n'a pas attrapé la grosse tête comme cela arrive  trop souvent à ceux qui réussissent en créant leur boîte. Pour mémoire, il a fondé une marque de vêtements, un club musical et a démarré sa maison de production.  Excusez du peu !  D'ailleurs, il a un projet actuellement dans le domaine cinématographique.

    Dans une société où la jeunesse est flinguée par le chômage, je voulais montrer un peu d'espoir. Donner le goût d'entreprendre, de se battre quoi ! Même si c'est dix fois plus dur d'entreprendre quand on ne sort pas de HEC, de l'IMD de Lausanne et d'autres grandes écoles et lorsque l'on n'est pas issu d'un milieu favorisé. 

    Le livre s'appelle "De toutes les couleurs". Le thème est le multiculturalisme dans la ville de Lausanne en suisse. Cet ouvrage est l'oeuvre de l'éminent photographe suisse Luc Chessex. Il est secondé par les excellents textes de Claude Muret.

    Bien sûr, je l'ai lu ! J'ai apprécié l'angle d'approche, le message d'ouverture et de tolérance. On pourrait le résumer à un remède contre la constipation identitaire qui règne dans ce pays ! Il suffit de voir les publicités d'ici  pour s'en rendre compte. Elles sont tellement folkloriques avec ses clichés antidatés qu'on croirait des films sous l'ère Stalinienne !

    C'est oublier que la Suisse doit beaucoup à ses arrivants. Des fleurons de l'économie suisse ont pour fondateur des personnes venues s'installer dans ce pays. Ainsi, au "panthéon" de l'économie suisse figurent l'Allemand qui a fondé Nestlé, ou le Parisien qui a fondé Jaeger-Le Coultre, la famille italienne Bertarelli qui avait fondé Serono, Swatch fondée par un Libanais, l'Allemand Walter Boveri de l'entreprise ABB, sans compter les Huguenots français qui ont créé de nombreuses banques.

    Les photos sont superbes ! J'apprécie particulièrement celles qui sont prises sur le vif, comme le faisait si bien à leur époque, des types comme Doisneau ou Weegee. Ce livre est un magnifique instantané du brassage de cultures dans la capitale vaudoise. 

    Voir son nom cité au bas de la page d'un ouvrage classé dans le rayon beaux-arts, c'est la grande classe !  En plus, le livre a une charge positive. Et puis, j'adore ces photographes suisses atypiques  au regard sans faux-semblant. Des personnes telles que Michael von Graffenried font un travail fantastique !

    Voilà, je regrette juste une chose...

    ...L'emplacement du livre à la FNAC de Lausanne...

    Quand je m'y suis rendu, il y a un mois, l'ouvrage était complètement paumé  au fond du magasin, il était posé sur la face la moins accessible du présentoir.  Invisible l'ouvrage !

    En sachant que Luc Chessex est le parrain de l'espace photo de la FNAC de Lausanne, c'est incompréhensible !!!


    La référence du livre est "De toutes les couleurs", de Luc Chessex, aux éditions Favre


    Laurent Opoix

  • Un bon livre pour la plage.

    Voici un livre que j'ai déniché à la bibliothèque et que je vous recommande pour la plage. C'est le livre de Conor Woodman "L'homme qui vendait de la glace aux esquimos".

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    Avant d’écrire son livre, l’auteur travaillait pour un gros cabinet de consulting américain (Price Waterhouse Coopers ? ). Mandaté pour réaliser un audit d’une usine de verre anglaise en proie à de grandes difficultés,  il arrive dans son rapport à la conclusion qu’il faut procéder à un dégraissage de 400 employés ! Et là où ça commence à coincer, c’est quand son patron lui demande de virer lui-même les employés. C’est dit-il, pour lui donner une expérience du terrain » Il finit le sale boulot en pensant – à juste titre - que ce n’est pas à lui de le faire.

    Une fois les 400 personnes virées une à une, il largue les « avares » de sa boîte et s’envole pour un tour du monde marchand. Il veut se frotter aux marchands les plus rusés de la planète.Passant d’un univers virtuel complètement déconnecté de la réalité du marché, il va se mesurer au business in live.

    On sent en lui, l’envie de retrouver la vraie saveur de ce qui a toujours fait le sel du marché depuis des millénaires, l’échange entre des humains, à mille lieux de la spéculation. Etre dans le vrai avec des transactions négociées les yeux dans les yeux entre un verre de thé et finissant par une chaleureuse poignée de main. Humain, comme du bon pain !

    Avec des contacts en poche et surtout beaucoup d’improvisation, il va sillonner le globe et suivre son intuition pour acquérir des marchandises.

    Son expérience de consultant  lui servira tout au plus à remplir les papiers de douane.. et encore. Sa motivation et son enthousiasme lui feront surmonter le difficile but de son périple : gagner 100'000 dollars.

    Première étape, le marché de Marrakech. A chacune de ses étapes, il a toujours un guide pour le conseiller sur la qualité des marchandises

     

    Lors de son périple mondial, il achètera des produits de grande consommation, des objets précieux et même des animaux ! De ces transactions naîtront des chargements de quelques kilos à quelques tonnes qui passeront les frontières. Il accompagnera certaines de ses cargaisons parcourant des routes incommodes et interminables sous des chaleurs étouffantes.

    Au fur et à mesure de ces écrits, la marchandise prend de la valeur. Je parle pas de la valeur intrinsèque mais par son histoire et toute la passion mise dans la fabrication par ses propriétaires. Je pense notamment de cette sauce à piment du sud de l’Afrique qui contribue à préserver les éléphants mais qui, hélas, faute de production suffisante, n’a pas pu être achetée par le narrateur. Le grands regret de son voyage… L’auteur se surprend même à s’attacher parfois à sa marchandise. On le suit dans sa quête jalonnée de hauts et de bas. Il aura plus de mal avec les quadrupèdes, ces derniers lui feront filer les bénéfices entre les pattes. On découvre que dans certaines contrées, les transactions sont régies par des codes folkloriques qui peuvent donner à la transaction, un air de match de ping-pong survolté comme sur ce marché à chevaux en Asie Centrale.

    Et peut-être un moment du livre qui pourra les esprits cartésiens…

    Le moment où il est le plus ému c’est quand il fait deux pièces de bénéfice, alors que c’est la transaction qui lui a coûté le plus d’efforts. Ce jour-là, il tombe dans les bras de son compagnon d’infortune, un homme du coin, avec qui il avait fait le pari de s’allier le temps d’une journée pour se partager les bénéfices, si plus-value il y avait...

    Mais attention ces deux-là n’étaient pas liés par un de ses marchés « gnan-gnan » appelés « gagnant-gagnant ». Non  ce jour-là, pour l’instigateur de ce pacte (l’auteur) c’était soit perdant soit gagnant, et, pour  son associé du jour, c’était une relation gagnante quoiqu’il arrive.

    C’est ce qui rend le récit intéressant car il prend des risques et ne cherche pas le bénéficie pour le bénéfice.

    Pour lire le vécu de ces vendus et de ces invendus, aimer le récit de voyage est insuffisant pour accrocher au récit. L’achat de ce livre ne se conçoit sans un attrait pour la littérature mercantile. Personnellement j’adore les livres qui parle des entrepreneurs ou de l’histoire d’une entreprise. Et dans les magazines j’adore Management ou Entreprendre. A la différence près c’est que dans ce récit c’est l’humain qui est au cœur du livre.

    L’auteur nous livre ses sentiments sans langue de bois avec humour, c’est un peu le consultant qui redécouvre la vraie création de richesse.

     

    Laurent Opoix