Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

publicité politique

  • Et si on se moquait de la pub ? La com' tunisienne post-révolution.

    Le tourisme n’est pas au beau fixe en Tunisie. Suite aux événements, les touristes délaissent cette destination. Le gouvernement tunisien, conscient de ce problème essaie de faire revenir les touristes comme il peut notamment à l’aide de la publicité. Exercice impossible. En même temps, c’est super intéressant ce type de problématique. Après les balles perdues, c’est une cause de perdue. Redorer une image ternie par le sang de manifestants, c’est juste pas possible.

    Mais comme il faut faire quelque chose dans le vent autant y jeter son argent.

    tunisie, publicité, communication, tourisme, plage, révolution, manifestants, gouvernement, printemps arabe

    Texte du pavé rédactionnel : Que de rumeurs vous avez pu entendre !

    Pourtant, aujourd'hui, seul un air de liberté souffle sur la Tunisie, berçant ses 1200 kilomètres de côtes. Des paysages uniques où vous pourrez bronzer sur de belles plages de sable fin. A moins que vous ne souhaitiez découvrir l'envers du décor : une culture riche de 3000 ans d'histoire et un peuple accueillant et chaleureux. La Tunisie vous réserve de belles surprises !

    L’accroche capte notre attention. Le concept est attirant, mais la photo est mal choisie. Elle ne comporte pour seul un horizon trois mètres de sable.

    Je vois un type allongé. Je ne sais pas s’il se dore la pilule ou s’il vient de se faire refroidir. Il a un truc sur son corps de couleur verte peut-être une serviette ou alors son maillot de l’armée tunisienne. Je la sens pas cette photo, on nous cache la mer. Il a les pieds en éventail, je me demande si ces orteils n’attendent pas une étiquette et le tiroir pour le mettre dedans.

    tunisie, balle, plage, publicité, envers, décor, manifestants, révolution

    Je suis morbide ? Pas tant que ça, il y a une ombre qui plane sur la photo, la forme ne ressemble pas à un parasol c’est peut-être le marchand de sable. La vue est étriquée, ça ne respire pas l’échange.  C’est vrai ça, c’est quoi cette photo ! C’est une publicité destinée aux touristes qui ne voit pas plus loin que le bout de leurs pieds ?

    Le texte sympathique, débute par « Que des rumeurs vous avez pu entendre ! »

    Sous-entendu, vous êtes tellement débiles que vous gober tous les racontars. Je n’emploierai pas le mot rumeur parce que l’émetteur est un gouvernement qui a muselé la liberté de la presse. Et comme le ménage n’est pas encore fait au sein de l’élite dirigeante, je m’abstiendrai de la ramener sur ce qu’il est supposé bon de croire.

    Ok… on ne sait pas de quoi on parle, laissons parler la publicité.

    « Un air de liberté souffle sur la Tunisie », ouai c’est pas encore ça ! Il souffle surtout un air d’émigration et de contestation. La publicité nous parle de voir l’envers du décor !

    Au lieu de cela, il me vient à l’esprit, si je puis-dire, l’envers du décor de mai 68 : sous la plage, les pavés !

    Ca continue avec : « une culture riche de 3000 ans d’histoire. » Oui et la récente révolution c’est qu’une broutille dans l’histoire ? Circulez y a rien à histoire ?

    Cette publicité me donne autant d’émotion qu’une viande froide. Pourtant elle aurait été audacieuse si elle s’était contextualisée sans faire l’autruche. Cette publicité manque de réalisme, manque de passion. Un visuel personnalisé aurait été mieux qu’un bout de corps sans tête sur une plage floue.

    Je trouve que bonjour-tristesse.com aurait mieux coller que bonjour-tunisie.com.

    Un touriste en entier avec un personnage tunisien sur la photo aurait été mieux. J’aurai voulu voir personnalisé le peuple. Montrez nous un(e) tunisien(nne) sur cette publicité ! Le peuple fait l’actualité, montrez-le de manière à ce qu’une personne incarne ce peuple chaleureux, courageux et épris de justice !

    Il faut montrer ce qui a changé pour le touriste, ce qu’il va découvrir de nouveau. Un peuple plus épanoui même si c’est un peu tôt. Il faut montrer qu’il s’est passé quelque chose de positif pour le pays et pour les touristes.

    Voilà, je souhaite que la Tunisie retrouve sa sérénité, qu’elle trouve la liberté pour laquelle elle s’est battue.

     Laurent Opoix

     

  • La liberté d'expression peut-elle tout justifier dans la publicité commerciale ou politique ? Petite mise au point à ceux qui la brandissent à tire-larigot.

    Les deux publicités politiques incriminées

    J’aimerais revenir une minute sur ces pub. Il y a une première affaire de l’affiche du parti de l’UDC qui milite pour une votation anti-minaret. Ca donne un visuel fourbe et pernicieux. Pour preuve ils choisissent de personnifier la religion musulmane par une femme qui porte ce que je crois être la niqab alors qu’une seule fois dans ma vie j’ai vu une personne en porter une en Suisse. Ils prennent une infime minorité pour représenter la population musulmane en Suisse. C’est un visuel qui rappelle la propagande de cet ancien parti germanique au brassard noir et rouge qui a fait basculer une partie de l’humanité dans ce qu’elle a de pire en elle en faisant sombrer des peuples entiers dans l’atrocité.

    La deuxième affaire est l’encart publicitaire paru dans le Journal de Genève qui concerne la construction d’une ligne ferroviaire RER entre Genève et Annemasse appelée le CEVA. L’annonceur de cette publicité est de nouveau le parti politique d’extrême droit UDC qui milite contre cette ligne de train. Le slogan rationnel tout en finesse est le suivant «Le CEVA? Un nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse! Expulsons les criminels étrangers! Ne leur offrons pas encore un accès à Genève!»

    Pas de figure de style ! Rien que de la vocifération premier degré. Dépourvu de complexe les xénophobes et racistes ! Faut quand même être sacrément limité pour s’opposer à une ligne ferroviaire d’une dizaine de kilomètres dans une ville qui a un aéroport d’où partent et arrivent des avions qui vont un peu plus loin qu’Annemasse... Faudrait à ce moment là pour l’UDC proposer de faire un aéroport qui ne desservirait que les villes de Suisses, histoire de tourner en rond. Ça aurait le mérite de brasser de l’air comme ils savent si bien le faire. Une intiative de loi pour demander le départ de Genève du Siège de l’ONU pendant qu'ils y sont !

    Trêve de plaisanterie. A travers cet encart, le parti raciste utilise un sentiment primaire anti-français et anti-frontaliers bien ancré dans la population romande. Ce parti utilise depuis toujours l’irrationnel, la peur pour communiquer.

    La défense du journal de Genève dans l’affaire de la publicité xénophobe.

    cevaimages.jpg

    Suite à la publication de l’encart publicitaire, le journal va essayer de se justifier.

    Dans un éditorial de la tribune de Genève on lit ceci "Il est sain en démocratie de maintenir la plus grande liberté d'expression possible dans les limites du droit, bien entendu". Selon Pierre Ruetschi rédacteur en chef de la Tribune de Genève "ce n'est pas à la presse de censurer les candidats mais bien aux citoyens des les sanctionner dans l'isoloir"»

    Il ne s’agit pas de censurer un parti en le bâillonnant mais de ne pas laisser passer des publicités politiques qui insultent les gens. Si c’était une chaîne de boulangerie qui aurait émit ce message ce serait la même chose. Le parti aurait pu faire une campagne publicitaire sans insulter les gens d’Annemasse ! Là ça n’aurait posé aucun problème.

    En fait, il faut comprendre que la Tribune de Genève s’en lave les mains et qu’il faut laisser passer des publicités politiques xénophobes qui insulte et dénigre des gens et cela au nom de la liberté d’expression ; au citoyen de faire son boulot. En plus la Tribune se drape dans le droit en laissant entendre qu’elle s’en fout elle de toute façon elle est couverte.Ca mérite des applaudissements !

    Il est vrai que le législateur n’a pas jugé bon de trop réglementer la publicité pour ne pas l’entraver dans sa créativité. Le législateur a décidé de faire confiance à la capacité des acteurs de la publicité (les annonceurs, les agences, les supports, les diffuseurs) pour s’auto discipliner à l’aide de la déontologie du milieu. Apparemment le diffuseur des espaces publicitaires de la Tribune de Genève a perdu son fascicule de déontologie ou alors la déontologie de la profession va à l’encontre de la théorie et de la doctrine du marketing.

    J’avais lu un livre d’un auteur reconnu par ses pairs (David Ogilvy sauf erreur) qui disait clairement que la publicité ne devait pas être utilisée si elle portait atteinte à la croyance ou à la culture des gens, elle se devait de ne pas blesser ou humilier aucun un groupe que ce soit. Et c’est revenu ça et là lors de mes autres lectures dans des chapitres relatifs de près ou de loin à l’éthique. C’est bizarre non ?

    L’auto régulation devrait même être plus stricte que ce que permet la loi. Et je cite une question posée par Dominique Lavanant extrait de son excellent livre concepteur-rédacteur en publicité « Cette autonomie déontologique de la publicité est-elle suffisante pour éviter des dérapages intempestifs, néfastes tant aux consommateurs qu’à l’image même de la profession ? »


    Passons maintenant au communiqué de la publicité suisse, suite à la décision de certaines villes d’interdire l’affiche de l’UDC. Pour rappel voici l'affiche :

    affiche.jpg

    Voici ce que dit le communiqué de presse de publicité Suisse suite à l'interdiction par certaines municipalités d'interdire l'affiche :

    Communiqué No 2009001 : INTERDICTION DE L’AFFICHE UDC « anti-minarets », une censure regrettable

    Publicité Romande n'entend pas s'immiscer dans le débat politique.

    Au nom de la liberté d'expression politique et publicitaire elle regrette et condamne cependant la position de certaines villes en Suisse d'interdire cette affiche.

    La création publicitaire en affichage ne peut fonctionner que sous forme d'un fort concentré des idées défendues, ne laissant pas place aux nuances. L'histoire de l'affichage politique en Suisse regorge d'exemples où le graphisme force sans compromis et jusqu’à l’excès le trait de la communication. Ce sont les contraintes de ce média qui imposent cette situation.

    Ces affiches ont pourtant été placardées sans problèmes à une époque où notre société était moins ouverte qu’aujourd'hui, mais il est vrai aussi moins influencée par le « politiquement correct ».

    La position de Publicité Romande se résume dans cette phrase de Voltaire :« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire».

    La publicité politique n’est citoyenne que si elle permet un large débat démocratique et refuse de se teinter d’hygiénisme moral ou de censure.

    De surcroît les règles éthiques d’autorégulation qui prévalent en matière communication commerciale ne peuvent s’appliquer au débat politique. Dans une démocratie vieille de plus 700 ans, le citoyen est libre et adulte. Laissons aux média publicitaires leur liberté d’expression et aux citoyens leur liberté de penser.

    La publicité suisse condamne, voilà qu’elle se prend pour une autorité judiciaire ! Qu’elle porte plainte si elle est réellement dans son droit ! Elle reconnaît elle-même qu’il y a un excès mais elle ne fait rien. Ce sont soi-disant les contraintes, n’importe quoi !

    Il est vrai ont été placardées par le passé et ça a fait un tollé. Elles n'auraient pas dû être permise à cette époque et les décideurs politiques de bon sens pensent que cette fois la récré a assez duré. Ce qui était permis hier ne l'est plus forcément aujourd'hui et alors ?Pour moi la démocratie n'est pas faite de "- tiens fait ce que tu veux sans rendre de compte  à personne !"  La démocratie est une discipline de tous les jours, elle ne tombe pas du ciel et ce qui était permis hier le sera plus aujourd'hui pas parce que l'on devient politiquement correct mais parce que la démocratie est perfectible. La démocratie ne se réduit pas aux libertés c'est aussi des règles à respecter pour que toute le monde vive en harmonie. Heureusement que l'équanimité de certains est contrebalançé par des décisions municipales.

    Ensuite, la personne qui a rédigé ce communiqué va employer un philosophe mort pour servir sa cause, c’est une technique pratique car il ne risque pas de venir le contredire de sa tombe Le procédé de citer un philosophe n’est pas un mal.

    C’est même une excellente idée a priori. Excellente parce que Voltaire est un de ceux qui ont participé à faire avancer notre société sur certains droits humains et que c’est  une figure très connue jouissant d’une grande aura. Sa prose, sa rhétorique ses idées, ses prises de positions font de lui un homme brillant, là n'est pas le problème.

    En réalité dans ce cas précis, citer Voltaire est une mauvaise idée de communication. En effet, le philosophe souffre d’une vilaine tare. Extrêmement gênant pour une figure d’autorité morale et corrosif pour sa posture d’humaniste.

    Il était dans son domaine en avance sur son temps. Cependant il était à certains égard aussi stupide que ses contemporains. Au fil des lignes de son excellent mais contrasté livre « le Traité sur la Tolérance » on s’aperçoit que ce personnage voue une véritable haine pour une certaine religion.

    Dans ce livre Voltaire brille dans son plaidoyer mais soudain au contour d’une ligne son esprit s’enlise dans une haine irrationnelle. Voltaire n’était pas le bon alibi pour se défendre dans une affaire de dénigrement d’une religion. En clair, Voltaire était haineux envers les juifs et méprisait la religion musulmane et n’avait pas de considération pour la religion chrétienne. Voltaire n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de respect des croyances. Le choix de ce philosophe est maladroit. Si c’est calculé, on est en présence d’une provocation ou alors Publicité Suisse n’a pas lu un seul livre de Voltaire.

    Plus tordu encore est le fait de prendre une phrase d’un auteur pour défendre la publicité commerciale alors qu’il vécu il y a plus de 200 ans à une époque où la publicité n’existait pas ! Certes il fut un des inspirateurs pour certains droits humains mais nous avons depuis 200 ans fait des légers progrès. Faut relativiser sa valeur intellectuelle actuelle car dans son domaine son esprit n’était qu’au prémice d’un embryon des droits humains.

    Il parle de liberté d’expression mais si on prend l’esprit de sa phrase, il pensait par rapport à son époque, c’est-à-dire une libre diffusion des idées par des livres ou sur une tribune ou un tabouret dans un parc. Il défendait la liberté d'expression mais il la concevait sous la forme d'arguments tangible. Croire qu'il concevait l'expression d’une idée par des slogans haineux sur les panneaux publicitaires de la ville est stupide !Ca fait une nette différence entre des idées accessibles par l’achat d’un livre et des slogans et/ou des visuels haineux aux yeux de tous les badauds qui n’ont rien demandé. Voltaire n’aurait certainement pas admis que des infamies soit diffusé sur les murs des villes. Citer un auteur qui vivait à une époque ou le problème n’existait pas est fourbe.

    Venons en au terme d’hygiéniste morale terme péjoratif employé par publicité suisse qui montre bien qu’elle n’aime pas qu’on se mêle de ses petites affaires.

    Est-il objectivement moins bête de laissez les gens se faire salir ou alors bloquer une pub afin que d’empêcher une atteinte ? Est-ce être citoyen de ne rien faire pour empêcher qu’une religion soit traînée dans la boue ? Est-il opportun de parler de démocratie alors que l’on bafoue la dignité de personnes ?

    Le citoyen est libre et adulte. C’est beau comme un œuf ! A preuve du contraire une affiche est aussi bien vue par des adultes que par des mineur(e)s. Cette affiche exprimée par un dessin parle aussi bien aux adultes qu’au mineurs sauf que ces derniers n’ont pas la même capacité à décrypter les mécanismes de communication.

    Le communiqué de presse se termine par un final démagogique… la  liberté de penserCiter du Florent Pagny fait tout son effet on a même en mémoire la mélodie qui va avec. La liberté de penser n’a jamais été remise en cause par les gens qui ont émit un avis objectif contre cette pub. La liberté de penser pfff!… Il ne s’agit pas de ça du tout. Vous pouvez penser que Bertarelli est un crétin mais vous ne pouvez certainement pas acheter des encarts publicitaires pour le mettre noir sur blanc.

    Nous pouvons penser toute les saloperies que nous voulons tant que çela ne sort pas de notre tête pour aller souiller l’espace publique.

    N'en déplaise au pseudo défendeur de la liberté d'expression ou plutôt de la liberté de se faire du pognon quitte à vendre père et mère. Le monde  est relativement bien fait puisque toutes les libertés sont délimitées par des garde-fou. Le législateur a prévu quand même des limites pour qu’une liberté ne viennent pas empiéter sur d’autres droits fondamentaux. Des restrictions sont là pour nous protéger des abus. Et puis à défaut de me répéter, les libertés sont liées entre elles et prennent tout leur sens si elles se préservent les une des autres.

    Je vous restitue  un extrait de phrases tirée du livre Droit constitutionnel Suisse de A. Auer, G. Malinverni et M.Hottelier « l’article 261bis du code pénal constitue une restriction sensible à la liberté de communication. Cette disposition punit les propos, les gestes, les comportements, les publications et les autres comportements qui abaissent une personne d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse(…) Le tribunal fédéral a soigneusement défini le but de cette disposition- à savoir la protection de la dignité de chaque personne en raison de son appartenance à une race , une ethnie ou une religion- et analysé en détail les différents éléments constitutifs de l’infraction. »

    Petite parenthèse qui montre quand même la limite de l’auto régulation des acteurs publicitaires. Les pontes de la déontologie publicitaire comme le BVP en France laisse passer parfois des pub hors la loi. Exemple : En 2005 un spot publicitaire pour une marque de vêtement utilisait la Cène : Résultat l’afficheur et l’agence se prennent une amende et doivent retirer l’affiche sous peine d’être pénaliser de 100'000 euros par jour. Oui montrer Jésus nu insulte la croyance des gens. Cela se respecte c’est pas compliqué à comprendre encore faut-il avoir une intelligence émotionnelle. Il ne s’agit pas de censurer des thèmes comme la religion. D’ailleurs  utiliser le prêtre Don camillo comme le faisait Panzani ne posait aucun problème.

    Ni la loi ni le code de déontologie abondent dans leur sens.

    Quant à la thèse qui circule parmis les journalistes et les gens qui ont toujours des idées géniales en disant qu'il faut pas interdire les affiches sinon cela servira l'UDC, elle est d'une bêtise incommensurable ! C'est un peu comme de dire au pompier "n'arrêtez pas le feu des pyromanes, cela peut les encourager et même attiser les flammes !" C'est une approche  qui n'a aucun sens. La montée de l'extrême droite ne s'arrêtera pas si son message est banalisé et si les voix se taisent et les plumes sèchent.


    Laurent Opoix, un french connector qui se réjouit de prendre le futur RER Genève-Annemasse.


    PS. Si vous voulez découvrir une analyse sémiologique de l'affiche anti-minaret de l'UDC cliquez sur le lien suivant qui amène sur un billet de Paul Villach. Je tiens à préciser que je ne partage pas du tout son point de vue qu'on trouve dans son dernier paragraphe Cliquez ici