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  • Développe ton "sur-toi" avec le dalaï et application à l'appui

    Mon sourire prend toute son ampleur au contact de cette publicité Orange.  Une vrai-fausse dénonciation de notre monde qui s'enfonce toujours plus dans le virtuel et dans un inquiétant hyper présent. C'est bien vu, ça aurait pu être l'oeuvre d'un dessinateur humoristique du canard enchaîné ou d'un autre canard.

    Publicité Orange, application, ricochet, humour

    Beaucoup sont à l'affût perpétuel de la dernière phrase drôle sur twitter ou de l'application dont personne n'a pensé parce que dans le fond ça sera utile peut-être une fois dans une vie.  Et que dire des applications  qui comptent tes pas, ton taux de cholestérol et qui te l'envoie presque en direct au secrétariat du samu et cette autre qui analyse ton humeur pour le suivi de ton psy ? y a même un type qui a inventé une application "Am I Going Down?", qui calcule les chances de ton avion de s'écraser. Il faut entrer le nom de la compagnie, le type d'avion, etc..


    Un monde de l'hyper présent mais présent pour personne. Tout va plus vite qu'avant et en réaction les corps crient au calme.  Face aux conséquences de cette accélération du temps ont émergé des livres de management personnel. A l image de ces auteurs bouddhistes comme Mathieu Ricard qui écrivent pour t'aider à vivre sereinement.

    En lire un, c'est magique ! Et hop, du jour au lendemain, tu envoies  balader tout le monde. Les vannes extérieures étant fermées,  tu deviens aussi paisible qu'un sage, ça marche donc !  Plus personnes pour te dire que fumer dans la chambre des enfants c'est pas top, que conduire aviné sur les couloirs de bus c'est mal.

    Puis un jour de lucidité, tu te réveilles en te disant mais merde qu'est ce qui m'arrive ? J'en ai plus rien à secouer du malheur ambiant, plus rien ne m' atteint même pas la souffrance des miens  !
    Oh putain de sort, je suis plus humain !!!  Alors tu dis merde à ces charlots de bonne foi que sont Ricard et ses potes qui vivent reclus dans des monastères loin de toute tentations et de marmailles à élever. Loin, loin, très loin de la paperasse administrative quotidienne, des lettres culpabilisantes d'ONG, de spam commercial,  de médias d'info en continu anxiogène.
    Pour eux c'est facile d'être zen quand leur seule responsabilité c'est d'actualiser le potager.

  • Ces publicités loufoques

    Voici deux publicités déjantées. Il y a dans certains métiers la possibilité de sortir de la piste, la pub en fait partie. Bien sûr en Suisse - le pays du carré - c'est impossible ce genre de publicité. 

    La première est un non-sens, j'imagine la réunion où le staff se réunit pour faire un tour des idées. Comment raconter sans gêne et sans se marrer le synopsis de cette publicité. La réunion devait être une explosion de fous rires ! En tout cas ça devait être plus hilarant que la publicité en elle-même qui est plutôt déroutante. Les annonceurs dans certains pays font preuve d'une grande ouverture et d'une énorme confiance. 




    La deuxième pub, est du même tonneau sauf qu'elle est plus "terre à terre". Un mélange de tradition, de terroir avec comme personnages des seniors british très "old-school" et pince-sans-rires. Vous verrez, l'accent est misé sur la puissance de l'arôme. Ils ont une manière bien à eux de célébrer l'arôme de cette boisson. 

     

     

  • Le mot share si cher à Facebook et Twitter repris par la publicité

     

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    Share (partager) se fait une place dans la publicité. Ce mot omniprésent dans les médias sociaux est repéré puis récupéré par la publicité.

    Schéma classique du publicitaire qui reprend tout ce qui fait vibrer les cordes vocales des gens et ce qu'ils ont le plus emmagasiné dans leur citron. C'est tout sauf pétant d'originalité de reprendre des lieux communs ou des phrases du moment mais c'est une sécurité pour être compris par le plus de monde - ou plutôt d'abrutis - possible.  

    Share ! SHARE !!!

    Dans le cas de Nikon, il s'agit de partager des photos avec ses amis. Coca-Cola l'utilise aussi pour son idée de personnalisation des bouteilles par un prénom choisi par les clients.

     Tu montres tes photos, tu partages pas un repas. Le partage c'est se séparer d'un bien ou de son utilisation pour en faire bénéficier autrui. C'est également  partager du temps avec l'autre. L'idée est que ça coûte quelque chose à celui qui partage. C'est un geste altruiste ou de reconnaissance envers autrui. 

    Le récupérage de ce fameux mot share part de Facebook et twitter mais est-ce du partage ?

    L'idée de partage est bien loin de coller à facebook ou twitter. Je trouve que le mot show conviendrait mieux au bouton share des réseaux sociaux. Les gens s'affichent avec des stars et diffusent la photo quand c'est pas leur dernier chat ou achat. Ca dévoile sa bouteille de champagne commandée dans un lieu hype ou son nouveau barbecue à trois étages ou son dernier gadget high-tech ou sa Porsche Cayenne pour montrer qu'ils sont "bankable". Les starlettes et les poufiasses dévoilent leurs courbes pour dire qu'elles sont "fuckable".  

    Nous sommes bien loin de l'idée de partage, nous sommes à la limite dans un échange de photo contre commentaire qui n'a que pour but de flatter son ego.

    Les réseaux sociaux ont  rendu possible cet egotrip.  Tout le monde est devenu son AFP ou son attaché de presse. Parler de share n'a aucun sens.

    Ces publicités inspirées par le champ lexical des réseaux sociaux a de quoi faire sourire dans la société actuelle où le mot partage est tombé au champ de bataille.

    C'est tout le culot de ce monde où l'on voit fleurir le mot share partout alors que dans les faits et les dires, le sens du bien commun est atomisé chaque jour.