07/05/2012

France 1 - Sarkozy 0

 

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Le peuple a infligé une leçon à Sarkozy.

Son discours de défaite a été digne. Son meilleur discours. Les autres étaient du grand n'importe quoi. Celui de Dakar restera dans les mémoires pour sa connerie. Les autres  n'étaient que du vent et pillage de citations de personnages de gauche. 

J'attendais sa chute avec impatience.

C'est désormais chose faite, nous avons fait bouffer ses dents au crocodile !

Bravo à François Hollande et au PS, sans oublier le Front de Gauche et les autres formations qui ont contribué de près ou de loin à la victoire. Enfin !

La stygmatisation des couches sociales les plus défavorisées de la société devenait insupportable tant intellectuellement qu'affectivement. Différencier les français, en flattant les uns, et en rabaissant les autres, montrait la valeur du gouvernement. 

Pendant 5 ans, ils se sont servis de la France pour servir les intérêts des plus aisés, au lieu de servir la France.

Jusqu'au bout, ils ont essayé de convaincre par la peur. A les entendre, dans une semaine, la France ressemblera au film MAD MAX et tous les patrons auront quitté la France ! Avouez que c'est gonflé venant d'un parti qui traitait l'autre camp de démagogue !

La victoire est courte parce qu'ils ont réussi à lobotomiser la population avec des raisonnements aussi simplistes que grotesques. La dette c'est à cause de l'immigration, des bénéficiaires du RSA et des chômeurs ! Et dire que les ministres UMP affectionnent le mot "responsabilisation"  !

La volonté d'opposer les chômeurs aux rmistes, les chrétiens aux musulmans, les travailleurs pauvres aux chômeurs, les travailleurs du privé aux fonctionnaires, les retraités aux jeunes, a failli marcher. 

C'était sans compter sur les forces vives de ce pays qui ont déboulonné le président d' "apparence hongroise" de son piédestal.

Il a perdu de peu. Nicolas Sarkozy a fait une belle remontée à défaut d'une belle campagne. C'était un adversaire politique coriace. 

Le bling-bling, l'arrogance, le mépris envers les représentants de l'état et les plus démunis a été le début de la fin. Une fois cette posture ou imposture prise, c'était mal engagé cette affaire. 

Puis poussé de plus en plus vers la droite par ses conseillers en communication, Nicolas Sarkozy s'est définitivement enlisé.

Lui et ses conseillers auraient mieux fait de tenir leurs marques dès 2007 au lieu de se déporter vers leur droite. La théorie du positionnement en marketing s'est rappelée à leur bon souvenir.

C'était, je pense , de toute façon cuit depuis longtemps. Le nombre de faux pas était trop important pour rêver d'une victoire.

Mieux valait perdre avec un écart plus important mais avec la manière et ainsi sortir la tête haute. 

Ils ont décidé de perdre en se faisant se retourner dans sa tombe De Gaulle, c'est leur choix. 

La tactique de devenir plus FN que le FN a fait long feu.   

Nous avons eu le dernier mot : FIN.

 

A ce propos, voici le générique de fin :

22/04/2012

Un panneau de la campagne présidentielle détourné

Une photo que j'ai trouvé sur twitter. Voilà une personne qui a fait preuve d'humour et d'inventivité sur le panneau d'un candidat à l'élection présidentielle.

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07/04/2012

A défaut de taxer le capital, Sarkozy préfère tacler "Capital"

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Le président Sarkozy s'est lâché lundi lors d'un meeting. Il y écoulait ses blagues, aidés de ses innombrables tiques à déboîter un contorsionniste, dans une salle rigolarde piquée à Jean-Marie Bigard. 

Plein d'entrain,  il a taclé l'émission "CAPITAL" de M6 sans la nommer mais avec un indice : "cette émission qui n'en finit plus où un malheureux a envoyé deux mille CV". 

En fait, c'était mille cinq cents CV.

Là où son intervention est minable c'est quand il parle de" malheureux." Il le dit avec une tonalité condescendante ce qui donne une connotation de "pauvre type" à l'homme dont il parle. 

Pour lui, c'est incompréhensible qu'un type galère autant pour trouver un emploi. 

Quel mépris envers cette personne et à travers lui tous ceux qui sont sans emploi. Cette confession publique du président est le signe qu'il n'a pas digéré l'émission. Et pour cause, il était mauvais sur le plateau. Sa prestation ressemblait à un casseur de briques qui n'y arrivait pas. C'était pathétique.

Il a même sorti une phrase à la rhétorique sans queue ni tête pour justifier le fait qu'on ne pouvait pas obliger les médecins à s'installer dans des zones délaissées par ces derniers. Sarkozy pose la question au journaliste Thomas Sotto : «Vous iriez voir un médecin qu'on a forcé à aller à Morlaix ?». 

Il est marrant lui, on ne va pas se taper 50 bornes pour allez voir un médecin ou attendre deux ans pour avoir un rendez-vous comme la dame dans un des reportages de l'émission. Sauf si le président nous affrète un avion Falcon comme il l'avait fait avec son fils Jean pris d'une diahrée persistante en Ukraine.

Le summum est atteint lorsqu'il a commencé à jouer sur l'interprétation des chiffres du chômage alors que derrière, il y a une réalité humaine en souffrance. Et c'est pas Pôle-emploi qu'il a créé en fusionnant les Assedics et l'ANPE qui va arranger les choses. Ce service est complètement désorganisé et machiavélique comme l'attestent différents autres reportages télévisés. Une vraie honte pour l'état français.

Et dire que le logo de Pôle-emploi (pompé chez une marque italienne) a coûté environ 2 millions et demi d'euros ! Une dépense royale alors que les effectifs sont largement insuffisants. 

Ah vraiment le journaliste de M6 a manqué de délicatesse, comment a t-il osé ennuyer le président avec une chose aussi futile que l'augmentation d'un million de chômeurs ?

Je comprends que le CV et le chômage fassent l'objet de ricanement chez les élites de l'UMP et les fortunés de droite. C'est comme si vous parliez d'éthique à la direction de Total;  vous allez les agacer. 

Ca le dépasse, lui qui a voulu placer son fils Jean à la tête de l'EPAD alors que  le fiston n'avait qu'une petite vingtaine d'année sous les pieds et aucune licence en poche à ce moment là.  De toute façon, le CV, les rejetons des privilégiés n'en ont pas besoin. Ces personnes sont pistonnées, nommées, parachutées. Ce qui a pour effet d'encrasser l'efficacité des entreprises et de mettre à mal le recrutement des plus méritants.

Je me pose une question concernant Sarkozy :

Si le chômage, la précarité, l'accès aux soins médicaux qui sont les vraies préoccupations des Français, l'ennuient, alors pourquoi (ou pour qui) est-il monté à la tête de l'état  ?